Je t'aime, moi non plus. Raaaah. ___
Ça ne sert à rien. Si, à augmenter nos égaux déjà surdimensionnés. Au début, on aime découvrir. Un bisou, un deuxième. Stop, au fond, on s'en fou totalement. Le plaisir de la drague on m'a dit. Où est il ? On se fait passer pour ce que l'on est pas, pour impressionner l'autre, lui faire croire qu'il pourrait faire parti de notre vie. On se sent seul, mais on ne sera jamais aussi vivant et libre que lorsque l'on se trouve célibataire. Ensuite tout s'accélère, on veut changer de cap, découvrir de nouvelles choses. Les câlins sont téléportés dans le lit, les bisous se propagent partout. Les filles se dévergondent, parfois trop. Les garçons font leur caïds, beaucoup trop. On en parle, on en rit, on passe à l'acte, et après ? On se conduit juste comme des animaux, en pensant que ça peut être totalement différent. Nous avons des besoins, avouons le. Des besoins tactiles, charnels. Au final, en regardant comme se fut avant, au tout début. C'était pas si mal. Se contenter de peu, mais avec des espoirs immenses. On ne rend jamais compte assez tôt de la chance qu'on a quand on ne sait pas. Je ne voudrais pas savoir, plus savoir. Je t'aime ? Depuis quand ?